Ce qu'il faut savoir sur... la polyarthrite rhumatoïde

- La Polyarthrite Rhumatoïde (PR) atteint les femmes dans 8 cas sur 10, avec un âge de début autour de 40- 60 ans.
- Dans plus de 70% des cas, la PR débute par des arthralgies d’horaire inflammatoire, fixe et symétrique des poignets, des articulations métacarpo- phalangiennes (MCP) et inter-phalangiennes proximales (IPP), surtout des 2ème et 3ème doigts. La durée du « dérouillage matinal » est à chiffrer systématiquement
- La PR peut entraîner des déformations articulaires par lésions ostéo-articulaires et ligamentaires. Cependant, 30% des PR ne sont érosives ni déformantes.
- Les principales manifestations extra- articulaires sont les nodules rhumatoïdes, les atteintes pleuro-pulmonaires ( pleurésie exsudative, fibrose pulmonaire nodules rhumatoïdes), ostéoporose et vascularites
- Dans plus de 90% des cas, la VS et la CRP sont élevées et elles permettent d’évaluer le score d’activité de la maladie et d’établir un facteur pronostique.
- La combinaison anti- CCP/ FR a une spécificité de 100% pour la PR, une valeur prédictive positive de 100% et une valeur prédictive négative de 88%. La seule positivité de l’anti-CCP a respectivement les valeurs suivantes : 99%, 63%, 63%. Le FR et l’anti-CCP ont surtout des valeurs diagnostiques et pronostiques, ils ne sont pas utilisés pour le suivi de l’activité de la maladie.
- Les clichés radiographiques systématiques à demander sont : mains de face, avant-pieds de face et ¾, thorax de face et des clichés des articulations douloureuses. Un contrôle tous les 6 mois la première année est nécessaire, puis tous les ans pendant 3- 5 ans, puis de manière plus espacée.
- Le méthotrexate constitue le traitement de fond de référence initial de la PR. Il est prescrit à la dose de 10 à 25 mg/semaine.
- Les corticoïdes doivent toujours être associés à un traitement de fond, pendant une durée le plus court possible, en attendant la pleine efficacité de ce dernier.
- Le suivi des patients doit se faire toutes les 4 à 8 semaines. Au moins les paramètres suivants sont à évaluer durant le suivi : nombre des articulations douloureuses, nombre des articulations gonflées, évaluation de l’activité de la maladie par le patient et la vitesse de sédimentation.

Dr RALANDISON Stéphane

Cet article est un extrait tiré du livre "La Rhumatologie au Quotidien". Pour avoir accès à l'intégralité du texte, merci de nous contacter.