Douleur de l’épaule : motif fréquent de consultation

L’orientation diagnostique d’une douleur de l’épaule se base sur la présence ou non d’une limitation des mouvements et d’une anomalie radiographique.

  1. Douleur à la mobilisation, sans limitation des mouvements
  • Périarthrite scapulo-humérale : elle commence par un conflit sous-acromial se manifestant surtout par une douleur à l'antéflexion du bras, souvent chez un patient de la quarantaine. Par la suite survient une tendinite dégénérative avec une douleur diffuse de l’épaule, déclenchée par des manoeuvres spécifiques. Une douleur nocturne à l'appui sur le côté douloureux est habituelle. La rupture partielle ou complète des tendons ainsi qu’une omarthrose peuvent compliquer la périarthrite scapulo-humérale.
  • Tendinite calcifiante de l’épaule : elle peut être asymptomatique avec découverte radiographique fortuite d’une calcification péri-articulaire. La tendinite calcifiante a les mêmes symptômes qu’une périarthrite scapulo-humérale.
  • Omarthrose au stade de début : elle peut être secondaire à une rupture des tendons de la coiffe des rotateurs
  • Névralgie cervico-brachiale : douleur suivant une topographie radiculaire le long du membre supérieur, passant par la région scapulaire

 

  1. Douleur avec limitation des mouvements
  • Rupture complète des tendons de la coiffe des rotateurs : épaule « pseudo-paralytique »
  • Hyperostose : ossification des enthèses bien visibles à la radiographie
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  1. Epaule bloquée :elle correspond à une capsulite rétractile et suit 3 stades évolutifs : installation progressive d’une douleur diffuse de l’épaule, blocage progressif et récupération lente et incomplète.

 

  1. Douleur suraigüe de l’épaule
  • Accès douloureux aigu d’une tendinite calcifiante : la régression ou  la disparition durant la cirse d’une calcification péri-articulaire connue est en faveur du diagnostic
  • Poussée inflammatoire aigue d’une arthrite microcristalline : goutte ou chondrocalcinose

 

  1. Douleur aigue fébrile de l’épaule : il faut éliminer avant tout une arthrite septique (iatrogénique), bien qu’une poussée d’arthrite microcristalline ou de rhumatisme inflammatoire chronique soit possible.

La kinésithérapie a une place prépondérante dans le traitement de la tendinite de la coiffe et de la capsulite rétractile.

Cet article est un extrait tiré du livre "La Rhumatologie au Quotidien". Merci de nous contacter pour avoir l'integralité du texte.