Et si c’était une ostéoporose ?

L’ostéoporose est une affection diffuse du squelette caractérisée par une masse osseuse basse et des altérations micro-architecturales du tissu osseux. La carence en œstrogène (ménopause) et l’hyperparathyroïdie secondaire à une carence vitamino-calcique sont les facteurs déterminants majeurs d’une ostéoporose. Il faut également chercher les facteurs de risque d’une ostéoporose :

  • facteurs constitutionnels (antécédents familiaux d’ostéoporose, petite taille et petit poids)
  • ménopause précoce ou chirurgical
  • carence nutritionnelle (en calcium, vitamine D, protéïnes)
  • antécédents toxiques (tabac, alcool,…)
  • corticothérapie au long cours, …

On distingue ainsi l’ostéoporose primitive (type I par carence oestrogénique et type II ou sénile)  de l’ostéoporose secondaire.

En dehors de ses complications fracturaires, l’ostéoporse est asymptomatique. L’examen clinique a ainsi comme objectifs de rechercher les signes de complications et les facteurs de risque d’ostéoporose, d’éliminer les autres causes de fractures pathologiques. La mesure de la perte de taille historique, la flèche occipitale et l’espace ilio-costal permet de déterminer les fractures prévalentes. Le calcul du FRAX permet la prédiction du risque absolu de fracture ostéoporotique majeure à 10 ans.

Aucun paramètre biologique spécifique n’a été validé pour le diagnostic et le suivi d’une ostéoporose. Le bilan phosphocalcique est normal et les marqueurs biologiques de l’inflammation négatifs. Ces examens sont réalisés de façon systématique pour ne pas passer à côté d’une autre cause d’ostéopathie fragilisante. La densitométrie osseuse (ostéodensitométrie), technique non disponible à Madagascar, est un examen permettant le diagnostic et le choix des modalités thérapeutiques de l’ostéoporose. La radiographie ne montre que des signes de complications (tassements vertébraux+++). La scintigraphie osseuse peut aider à faire la différence entre un tassement vertébral ostéoporotique et métastatique.

Dr RALANDISON Stéphane

Cet article est un extrait tiré du livre "La Rhumatologie au Quotidien". Merci de nous contacter pour avoir l'integralité du texte.