Je veux facilement comprendre... la coxarthrose

La coxarthrose : c’est quoi ?

La coxarthrose ou arthrose de la hanche est due à une dégénérescence du cartilage de l’articulation coxo-fémorale. Elle constitue une des causes les plus fréquentes de douleur et d’incapacité fonctionnelle chez les sujets de 55 ans et plus. On distingue deux types de coxarthrose :

  • la coxarthrose primitive qui survient en général après 60 ans : elle se développe sur une hanche sans malformation préalable
  • la coxarthrose secondaire, d’installation plus précoce : elle survient sur une hanche ayant certaines malformations anatomiques

 

Quels sont les facteurs favorisants ?

  • Le surpoids : une surcharge pondérale favorise l'arthrose en raison de l'augmentation des contraintes mécaniques exercées sur l'articulation concernée ;
  • Certains mouvements répétitifs ainsi que de très légers traumatismes répétés peuvent provoquer l'apparition de la coxarthrose (activités sportives comme  la danse, le football et le rugby, …) ; 
  • Le manque d'activité physique entraine une insuffisance musculaire, augmentant ainsi les contraintes articulaires ;
  • L’hérédité 

Comment se manifeste une coxarthrose ?

La coxarthrose se manifeste  principalement par  une douleur dans l’aine, s’irradiant vers  la cuisse. Elle est provoquée par la marche, qui de ce fait est plus ou moins gênée. Cette douleur peut être ressentie jusqu’au genou. Quel que soit son siège, la douleur apparaît à la marche dont elle limite la durée, et se calme au repos. Il existe aussi une douleur dite « de mise en route », ressentie surtout après une station assise prolongée et qui s’atténue après quelques pas.

Les coxarthroses sévères peuvent parfois entraîner des douleurs nocturnes. Par ailleurs, certains actes de la vie courante, tels que lacer ses chaussures ou s’asseoir sur un siège bas, peuvent être empêchés par la limitation de la flexion de la hanche. Tous ces signes doivent faire suspecter l’existence d’une coxarthrose, surtout si le sujet a dépassé les 40 ans.

L’infirmité douloureuse entraînée par la coxarthrose a tendance à s’aggraver lentement et l’atteinte articulaire devient souvent bilatérale, et peut être à l’origine d’un handicap fonctionnel majeur.

            La radiographie des deux hanches est indispensable au diagnostic. Elle permet de confirmer le diagnostic de coxarthrose et de préciser sa nature primitive ou secondaire.

Comment traite-t-on la coxarthrose ?

            Comme dans toute localisation de l’arthrose, il n’y a pas de traitement curatif. Autrement dit, il n’y a pas de traitement qui fait disparaître complètement l’arthrose. Le traitement médical vise à diminuer les douleurs et à protéger la hanche malade. Des règles d’hygiène de vie sont à respecter à titre « d’économie articulaire » :

  • lutter contre la surcharge pondérale,
  • porter une canne du coté opposé à la hanche douloureuse,
  • éviter les marches trop prolongées ainsi que les activités sportives intenses,
  • éviter le port de lourdes charges, lutter contre les attitudes vicieuses (lutte contre le flessum de la hanches). L’activité physique n’est pas à bannir mais il faut privilégier les sports comme la natation ou le cyclisme

Pour le traitement de la douleur :

  • il est essentiellement médical à base de paracétamol à dose suffisante. Les anti-inflammatoires, seulement après prescription médicale, peuvent être nécessaires en cas de douleur plus intense non soulagée par le paracétamol seul
  • Les infiltrations locales de corticoïde peuvent aussi calmer les douleurs et améliorer la qualité de vie mais elles doivent être réalisées avec parcimonie. 
  •  La kinésithérapie a pour but d’entretenir la force musculaire (principalement les muscles quadriceps et fessiers) et la mobilité de la hanche.

Le traitement chirurgical s’adresse aux coxarthroses débutantes survenant sur une malformation de la hanche, et à certaines coxarthroses gravement invalidantes. La technique opératoire est très variable selon l’origine de la coxarthrose, sa nature, l’âge du malade, le degré d’invalidité. Certaines interventions ne visent qu’à améliorer la mécanique articulaire, alors que d’autres réalisent le remplacement des surfaces articulaires malades par une prothèse totale de hanche.

Dr RAKOTOHARIVELO Hendry, Dr RALANDISON Stéphane