La démarche diagnostique en Rhumatologie

Ce qu'il faut retenir dans la démarche diagnostique en Rhumatologie:

  1. A l’interrogatoire :
  • tenir compte du sexe, l’âge, la profession et mode de vie, les antécédents pathologiques notables;
  • binen caractériser la douleur : où ? depuis quand ? comment ? La notion de douleur de type mécanique, ou inflammatoire, ou mixte doit être dégagée ici ;
  • les signes extra-articulaires : la fièvre (dont la présence doit faire éliminer une arthropathie dégénérative), les signes cutanéo-muqueux, …
  1. A l’examen physique:
  • pour les pathologies des articulations portantes, toujours examiner la stature et la démarche du patient.
  • La recherche des déformations articulaires, l’examen des mouvements anormaux, des amplitudes des mouvements et les différentes manœuvres diagnostiques doivent se faire de façon symétrique.
  •  
  1. Les examens paracliniques doivent être discutés en fonction de trois orientations : diagnostique, pronostique et thérapeutique. Il n’y a pas d’examens biochimiques standards, ils doivent répondre à des indications précises. Ils comprennent :

Les examens biologiques :

  • NF, VS, CRP et électrophorèse des protéines sanguines comme bilan inflammatoire initial.
  • Tout liquide articulaire sans causes évidentes doit être ponctionné et faire l’objet d’une étude cytobactériologique et une recherche de microcristaux.
  • La ponction articulaire est de règle avant toute antibiothérapie devant une mono- ou oligoarthrite aigue fébrile.
  • Il n’y pas d’urgence à prescrire des examens immunologiques.

Imageries :

  • la radiographie doit rester l’examen de première intention. Il faut respecter les principes de prescription : radiographies de deux articulations symétriques, avec au moins une incidence de face et de profil.
  • L’échographie est une technique de choix pour les pathologies tendineuses.
  • La tomodensitométrie est plus précise que la radiographie pour caractériser les lésions osseuses, elle est également très intéressante pour les pathologies disco-vertébrales.
  • La scintigraphie osseuse est une technique qui fixe de façon non spécifique tout tissu osseux hypervascularisé ou siège d’une hypercativité ostéoblastique

Dr RALANDISON Stéphane

Cet article est un extrait tiré du livre "La Rhumatologie au Quotidien". Merci de nous contacter pour avoir l'integralité du texte.