Pour le bon usage des anti-inflammatoires en Rhumatologie

Les anti-inflammatoires permettent de réduire ou de supprimer les conséquences de la réaction inflammatoire sans préjuger de l’étiologie ni du mécanisme de celle-ci.

Les AINS


- Le principal effet des AINS réside dans l’inhibition des enzymes cyclo-oxygénases dont il existe deux types : COX- 1 et COX- 2. L’inhibition de la COX- 1 par les AINS est à l’origine de leurs effets secondaires: anti- agrégation, toxicité gastrique et rénale... L’inhibition de la COX- 2 est ainsi à l’origine des effets anti- inflammatoires.
- Quelque soit leur voie d’administration, tous les AINS ont une action antipyrétique, antalgique, anti-inflammatoire et anti-agrégante.
- Les AINS atteignent des concentrations intra-articulaires suffisantes pour qu’il ne soit pas nécessaire de les administrer localement.
- Il n’y a pas d’AINS plus efficace que d’autre et il y a une variabilité de l’efficacité d’un individu à l’autre. L’échec d’une molécule au bout de 3- 4 jours doit faire inciter au changement du médicament, non de la voie d’administration car il n’y a pas non plus d’efficacité supérieure démontrée d’une voie d’administration par rapport à une autre. Le choix d’un AINS doit surtout tenir compte de la tolérance, notamment digestive.
- L’antécédent d’UGD augmente de 9,5 fois le risque de développer un nouvel épisode d’ulcère chez les patients sous AINS.

Les stéroïdes


- Les glucocorticoïdes sont anti-inflammatoires, anti-allergiques, immunosuppresseurs et anti-prolifératifs.

- La capacité de ces molécules à bloquer l’axe hypothalamo- hypophyso- surrénalien est directement corrélée à l’importance de l’activité anti-inflammatoire et à la durée de leur demi- vie.
- Le risque infectieux augmente au- delà de 10 mg/j d’équivalent de prednisone. Tout état septique local ou général contre-indique formellement une infiltration de corticoïdes.

- On utilise le plus souvent la prednisone ou la prednisolone peros dans la corticothérapie au long cours afin de diminuer le risque de freination de l’axe hypophyso- hypothalamo-surrénalien

Dr RALANDISON Stéphane

Cet article est un extrait tiré du livre "La Rhumatologie au Quotidien". Pour avoir accès à l'intégralité du texte, merci de nous contacter.